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11 Sep 2023 | Profession, Vapotage
 

À Tours (Indre-et-Loire), lannonce de l’interdiction de la puff par la Première ministre a du mal à être comprise également par les buralistes (voir 3 et 10 septembre). Tour dhorizon de La Nouvelle République.

« Cest comme si on me disait que javais le droit de vendre une petite bouteille de soda et pas la canette. Il faudra mexpliquer pourquoi jai le droit de vendre des rechargeables et des liquides au même goût que les puffs mais que ces dernières sont interdites » déplore le responsable du « Tabac du Palais », place Jean-Jaurès.

Pour lui, le Gouvernement se trompe de cible. « Il faut surtout mettre la sensibilisation en avant dans les collèges et les lycées sur les dangers du tabac. Ce nest pas la bonne solution que de linterdire dautant plus que dautres solutions sont déjà là »

•• Un confrère tourangeau, qui préfère garder l’anonymat, regrette l’accessibilité des puffs : « si les professionnels étaient les seuls revendeurs ce serait peut-être moins le bazar. Si cest interdit, il faut que ce soit respecté par tout le monde. Quand vous voyez que dans les machines à pince des fêtes foraines il y a des puffs … ».

Une interdiction qu’il voit malgré tout d’un bon œil d’un point de vue environnemental : « cest une décision qui se tient parce que cest une catastrophe écologique. Cest à usage unique, cest en plastique et ça possède une petite batterie ».

•• Dans un autre établissement du centre-ville, c’est un sentiment d’injustice qui ressort : « il y a une réglementation à deux niveaux. Les puffs sont vendus en bout de caisse dans les supermarchés … ».

Mais ce dernier n’est pas inquiet sur l’impact financier que cette interdiction pourrait amener, tout comme un bureau tabac du Sud-Touraine. « On en vend 5 par jour et encore … » confie son responsable. Photo : La Nouvelle République