À Tours (Indre-et-Loire), l’annonce de l’interdiction de la puff par la Première ministre a du mal à être comprise également par les buralistes (voir 3 et 10 septembre). Tour d’horizon de La Nouvelle République.
« C’est comme si on me disait que j’avais le droit de vendre une petite bouteille de soda et pas la canette. Il faudra m’expliquer pourquoi j’ai le droit de vendre des rechargeables et des liquides au même goût que les puffs mais que ces dernières sont interdites » déplore le responsable du « Tabac du Palais », place Jean-Jaurès.
Pour lui, le Gouvernement se trompe de cible. « Il faut surtout mettre la sensibilisation en avant dans les collèges et les lycées sur les dangers du tabac. Ce n’est pas la bonne solution que de l’interdire d’autant plus que d’autres solutions sont déjà là ».
•• Un confrère tourangeau, qui préfère garder l’anonymat, regrette l’accessibilité des puffs : « si les professionnels étaient les seuls revendeurs ce serait peut-être moins le bazar. Si c’est interdit, il faut que ce soit respecté par tout le monde. Quand vous voyez que dans les machines à pince des fêtes foraines il y a des puffs … ».
Une interdiction qu’il voit malgré tout d’un bon œil d’un point de vue environnemental : « c’est une décision qui se tient parce que c’est une catastrophe écologique. C’est à usage unique, c’est en plastique et ça possède une petite batterie ».
•• Dans un autre établissement du centre-ville, c’est un sentiment d’injustice qui ressort : « il y a une réglementation à deux niveaux. Les puffs sont vendus en bout de caisse dans les supermarchés … ».
Mais ce dernier n’est pas inquiet sur l’impact financier que cette interdiction pourrait amener, tout comme un bureau tabac du Sud-Touraine. « On en vend 5 par jour et encore … » confie son responsable. Photo : La Nouvelle République




