Alors que les comités tripartites FDJ / buralistes / presse, sur les implantations de points de vente jeux, sont appelés à fonctionner dès maintenant selon des modalités rediscutées (voir Lmdt du 16 février), de nouveaux motifs de crispation apparaissent sur le terrain :
•• ainsi, une campagne de recrutement de nouveaux joueurs par le biais du site showroomprivé.com fait réagir.
Sur son blog, le buraliste parisien Cyrille Geiger commente : « Et si nous sommes habitués à ce genre d’offres sur les paris sportifs, le phénomène est bien nouveau sur les jeux de loterie. Ainsi, fdj.fr offre 20 euros pour jouer au Loto ou à l’Euro Million, via son site de jeu en ligne ou ses applications.
« Il est indiscutable que les campagnes de recrutement sont désormais exclusivement orientées sur le canal de la distribution web au détriment du réseau traditionnel des détaillants.
« Si les buralistes ne peuvent pas influer sur la stratégie d’une entreprise, il va convenir de se poser des questions sur la place accordée à l’opérateur dans nos points de vente ainsi que sa visibilité. Si nous avons accepté le mobilier et les enseignes, c’est qu’il y avait un deal gagnant-gagnant qui est de moins en moins visible (…) Comment rester motivé pour dynamiser une activité dont le fournisseur cherche à détourner les clients vers une vente directe » s’interroge encore Cyril Geiger.
•• ainsi, du président de la chambre syndicale du Haut-Rhin, Thierry Lefebvre (également vice-président de la Confédération) qui vient d’apprendre, avec son homologue de la presse, une implantation de la FDJ dans un Super U de Wittelsheim (banlieue de Mulhouse).
Or, le même Thierry Lefebvre avait proposé une solution alternative dans un bar voisin. Il lui avait été rétorqué que ce dernier manquait de place pour accueillir le meuble jeux. Lequel n’apparaît pas non plus chez Super U …
D’où agacement. D’autant que de comité tripartite, nada (comme on dit en alsacien … du Sud).
Commentaire d’un proche du dossier, côté buralistes : « entre huile dans les rouages et huile sur le feu, il va falloir choisir ».




