Les buralistes – qui commencent seulement à vendre des timbres passeport dématérialisés, alors qu’ils ont été littéralement « doublés » par l’administration (voir Lmdt des 3 et 8 mars, 22 avril, 17 mai et 18 octobre) – ou qui ressentent les effets de cette concurrence par Internet … sont contents d’apprendre, par L’Express de cette semaine, que des questions se posent concernant le marché public des radars du contrôle automatisé.
Selon l’hebdomadaire, l’association Anticor (de lutte contre la corruption, créée par le juge Éric Halphen) a porté plainte le 24 novembre auprès du parquet de Paris pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts, dans le cadre de l’attribution des marchés publics du contrôle automatisé des infractions routières. Sont contestés quatre marchés publics importants conclus au bénéfice de la société Atos. « C’est ce qui ressort d’un rapport de l’Inspection générale de l’administration », selon Anticor.
Ce rapport souligne que le PDG d’Atos, Thierry Breton, et son directeur adjoint, Gilles Grapinet « ont occupé des fonctions ministérielles ayant pu influer sur la signature des contrats ». Le premier étant ministre de l’Économie de 2005 à 2007, le second son directeur de cabinet.
L’ancien ministre de l’Économie (2003 et 2004) apparaît également dans le dossier. Il a rejoint Safran en 2007, dont l’une des filiales fournit la majorité des radars automatiques.




