Quand le « cerveau » se dégonfle
• Calvados. Trois jeunes (dont un mineur) avaient décidé de braquer un tabac-presse de Mondeville, ce vendredi 5 mai peu avant la fermeture. L’expédition a tourné court et ils se sont retrouvés en comparution immédiate devant le tribunal de Caen ce mardi 9 mai.
À 18h30, D. M. (18 ans) était entré dans l’établissement armé d’une bombe lacrymogène. Malgré ses menaces pour obtenir la caisse, le buraliste s’est défendu. L’agresseur est donc reparti bredouille et a rapidement été interpellé, porteur d’un couteau. Il était accompagné par un mineur, muni pour sa part d’une matraque. Un troisième larron, âgé de 20 ans, qui devait participer à l’expédition mais qui n’est pas arrivé à temps sur les lieux, a été également appréhendé.
À la barre, D. M. a désigné ce dernier comme le cerveau du braquage : « C’est lui qui en a eu l’idée et qui devait tout faire, nous, on devait juste surveiller, au cas où … D’ailleurs c’est lui qui connaît ce commerce et qui savait qu’il n’y avait pas de caméras de surveillance. Mais il n’est pas venu, alors, comme l’heure de la fermeture approchait, j’ai décidé d’agir. Je n’avais même pas de bombe lacrymo, je suis allé en acheter une, me disant qu’il me rembourserait ».
Le « cerveau » a expliqué qu’il n’avait pas eu le courage de passer à l’acte et a fait en sorte d’être en retard : « je ne pensais pas qu’il le ferait sans moi ». Déjà connus de la justice pénale, D. M. a été condamné à 18 mois de prison (dont douze ferme) et le « cerveau » à 12 mois avec sursis pour complicité.
En quelques secondes
• Tarn. C’était ce mardi 9 mai, en fin d’après-midi sur une place bondée de la ville de Castres. Un homme cagoulé est entré dans un tabac-presse, a sorti un pistolet, et un sac en plastique, intimant au buraliste d’y transférer le contenu de la caisse. Le sac rempli, le braqueur est ressorti calmement, disparaissant dans la foule.




