LES EMPREINTES ONT FINI PAR PARLER
• Doubs. Ce lundi 28 septembre, le braqueur d’un bar-tabac d’Epinal a été interpellé, confondu par ses empreintes, quatre ans après les faits.
Le 27 mai 2011, il pointe son arme sur l’employé de l’établissement pour obtenir le contenu de la caisse. Les appels au secours du salarié amènent son patron à lui porter assistance ; mais ce dernier reçoit un violent coup de crosse sur la tête en tentant de neutraliser l’agresseur qui prend la fuite avec une dizaine d’euros en poche. Les images de vidéo-surveillance n’ont pas permis de l’identifier ; et ses empreintes n’ont pas « parlé » non plus lors de leur passage au Faed (Fichier automatisé des empreintes digitales).
Mais en août dernier, ces mêmes empreintes finissent par « matcher » avec celles d’un homme ayant commis récemment une infraction en Franche-Comté. L’individu, âgé de 20 ans (il avait donc 16 ans lors du braquage), est localisé dans une petite commune du Doubs. Sur place, les policiers ont trouvé trois armes : un pistolet neutralisé, un fusil à canon scié chargé et, dans un lit, un pistolet 9 mm.
DEUX ANS FERME POUR UNE EMBUSCADE SANS MÉNAGEMENT
• Lot. Le 27 décembre dernier, un jeune homme de 22 ans attendait une buraliste de Duravel à la sortie de son établissement : non content de pointer son arme sur elle, il la jette par terre et lui arrache son sac. Malgré sa cagoule, la victime reconnaît la voix et la gestuelle d’un de ses clients. Ce dernier a été condamné, ce lundi 28 septembre à deux ans de prison, cinq ans d’interdiction de séjour dans le Lot et 2 800 euros de dommages et intérêts pour les parties civiles (la victime et la chambre syndicale des buralistes du Lot).
Durant les auditions, le jeune homme a nié les faits, inventant comme alibi sa présence dans le Lot-et-Garonne auprès de son père et de ses sœurs qui vont… démentir. Et des habitants de Duravel l’ont remarqué ce 27 décembre.
À la barre, il a avoué être l’auteur de l’agression, prétextant alors une mauvaise période : il venait d’arrêter de fumer … il avait bu ce soir-là … Pas vraiment des circonstances atténuantes lui fait remarquer la présidente du tribunal tout comme le ministère public : « il y avait une certaine réflexion, c’était préparé. Il dit qu’il était en manque de ceci, de cela. On ne peut pas le prouver. Il avait une arme, une cagoule, savait à quelle heure la buraliste fermait son commerce. Pourquoi ne pas avoir cambriolé le tabac, s’il était en manque ? Cambrioler ou braquer une personne, ce n’est pas la même chose ». Le tribunal va suivre sa requête de deux ans de prison.
UNE ENQUÊTE DE VOISINAGE TRÈS EFFICACE
• Yvelines. Un homme de 21 ans a été mis en examen, ce samedi 26 septembre, à Versailles, pour le braquage d’un bar-tabac de Magny-les-Hameaux le 17 septembre dernier (voir Lmdt du 18 septembre).
Après avoir pointé un pistolet sur le gérant, il avait pris la fuite avec le contenu de la caisse. Une trentaine de policiers avec des chiens et aidés d’un hélicoptère n’avaient pas réussi à l’intercepter jusqu’à …une enquête de voisinage dans le quartier. La semaine dernière, une perquisition à son domicile a permis aux gendarmes de mettre la main sur des vêtements qui correspondent à ceux que portait le braqueur le jour de l’attaque, mais pas sur l’arme utilisée. Lors de son interrogatoire, le jeune homme a nié être l’auteur de l’agression. Mais il aurait été formellement reconnu par un témoin du braquage.
FAUX CLIENTS
• Nord. Deux hommes, un couteau, quelques secondes … Dans l’après-midi de ce mercredi 23 septembre, une buraliste de Douai a été victime d’un vol à main armée. Profitant qu’il n’y avait plus de client dans le commerce, deux hommes ont fait main basse sur une partie de l’argent liquide contenu dans la caisse. L’un des deux se serait posté à l’entrée du tabac-presse pendant que son complice, à l’intérieur, aurait fait mine de s’intéresser à des magazines avant de menacer la vendeuse avec un couteau.




