Implantés au cœur d’une France profonde en crise, les buralistes voient les mauvais signes sur leur propre activité s’accumuler : hausse des prix du tabac en pleine période estivale, propice aux achats frontaliers ; remise en cause des aides du Contrat d’avenir préconisée par certains ; restructuration de la logistique tabac en vue.
On y ajoutera la décroissance accentuée du marché de la presse écrite. Sans oublier, par exemple et de façon plus ponctuelle, les conséquences de la météo actuelle sur l’activité bar.
Mais ce n’est pas tout. L’une des grandes activités de diversification des buralistes – la vente de recharges de téléphonie prépayée, déjà en baisse depuis un certain temps – voit sa rémunération affectée. Celle-ci a longtemps été maintenue à 5%, sous la pression syndicale de la profession (en comparaison : elle est de 2% dans la GMS).
Ces jours-ci, Orange (au moins 50% des ventes dans le réseau) s’adapte aux nouvelles conditions du marché, sérieusement perturbé aussi par l’arrivée du quatrième operateur Free, en écrasant coûts et marges. Y compris celle concédée aux grossistes approvisionnant les buralistes. Et ces grossistes commencent à les répercuter.
Il en ressort qu’à compter du lundi 1er juillet, la rémunération des buralistes vendant des cartes Orange, sur les caisses Ingenico, passe de 5% à 4%. Quant aux détenteurs de caisses Bimedia, ils se voient appliqués une nouvelle rémunération décrochant brusquement à 3,7 % (- 26%). Ce n’est pas une bonne nouvelle.




