L’affaire du déjeuner de « l’Amicale des Parlementaires amateurs de Havane » a amené Yves Bur (désormais président de l’Alliance contre le Tabac) à exiger des « sanctions » pour la participation de hauts fonctionnaires et de parlementaires à des événements parrainés par des fabricants (voir Lemondedutabac des 4 et 2 juin) .
Et pourtant, personne n’a rien dit …
… quand Yves Bur (à l’époque député UMP avec d’importantes responsabilités à la Commission des Affaires sociales) a organisé un voyage parlementaire à Dublin (en octobre 2005), pris en charge par l’Institut national du Cancer (INCa) et le laboratoire GSK (GlaxoSmithKline). Il s’agissait de constater de visu la mise en œuvre de la loi contre l’interdiction de fumer dans les pubs.
… quand Yves Bur a repris, à nouveau, son costume de tour-operator à l’occasion d’un autre voyage parlementaire à Rome, en février 2006, en compagnie d’un responsable de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie). Avec les mêmes sponsors pour la prise en charge des vols, hébergements et divers faux-frais. Histoire de mesurer les effets de l’interdiction de fumer dans les bars, restaurants et autres trattorias qui venait d’être mise en place.
… quand Yves Bur met en scène « son » colloque sur « Tabagisme : propositions pour une loi rénovée », le 2 novembre 2005 à l’Assemblée nationale. Avec un appel aux bonnes œuvres de, encore lui, GSK (pour 20 000 euros) et de Pfizer (pour 30 000 euros).
GSK lançait, à l’époque, NiQuitin, substitut nicotinique sans ordonnance. Quand à l’américain Pfizer, c’est le fabricant des produits Nicorette et du Champix.
Bur sait de quoi il parle.




