Trente ans de réclusion criminelle ont été requis, ce vendredi 15 janvier, à l’encontre de Marouen Rezgui, jeune braqueur accusé d’avoir tué à coups de fusil Jacques Blondel, un retraité qui s’était interposé pour l’arrêter après le hold-up d’un bar-tabac, en 2013 à Marignane (voir Lmdt des 14, 13 et 12 janvier).
Une peine de 25 ans de prison a été requise contre son complice présumé, Bouabdallah Ouadah, au terme d’un procès de trois jours devant les assises des Bouches-du-Rhône, toujours selon l’AFP.
Les deux accusés sont des individus « dangereux, indifférents à la parole judiciaire et durablement structurés dans la délinquance », a souligné, ce vendredi, l’avocat général Olivier Couvignon. Ils encourent la perpétuité pour « vol avec violence ayant entraîné la mort ».
Face à des accusés qui ont, selon lui, « choisi la délinquance », le représentant du ministère public lui a rendu aussi hommage, saluant un « acte de résistance », « un sursaut civique écrasé dans un assaut cynique ».
Il n’a pas « agi pour être un héros mais par loyauté envers ses propres principes », a précisé Me Brice Grazzini, l’un des avocats de la veuve de la victime.
Le tireur présumé, Marouen Rezgui, en décrochage scolaire, a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour des cambriolages. Il fêtait ses 18 ans le jour des faits, et affirme n’avoir jamais voulu tuer M. Blondel. La peine requise « paraît excessive », néglige l’âge de M. Rezgui et son absence « d’intention homicide », a regretté son avocat, Denis Fayolle.
Le verdict est attendu en fin de journée.




