On se souvient de ce braquage tragique d’une buraliste à Dolomieu, dans le nord de l’Isère, perpétré, l’été dernier, par trois jeunes malfaiteurs et au cours duquel a été tué un client qui tentait de s’interposer. Sachant que l’un des agresseurs, déjà condamné 12 fois à 19 ans, a mis fin à ses jours quelque temps après (voir Lmdt des 29 juillet, 1er, 3, 7 et 9 août 2014).
Un an après, Le Dauphiné Libéré (édition du 12 août) revient sur les faits. Avec un titre bigrement évocateur : « buraliste, un métier à risque ».
Extraits.
• « Bien sûr que l’on y pense. Tout le temps »: depuis que son mari a été braqué il y a cinq ans, Nathalie Perrat, buraliste à Saint-Victor-de-Cessieu, garde dans un petit coin de sa tête la possibilité du vol à main armée. Le contexte n’aide pas. Un an après le braquage mortel de Dolomieu, ces magasins figurent parmi les commerces de proximité les plus exposés à ce type de délinquance.
« Buraliste, c’est un métier à risque » confirme Thierry Meyronin, le président de la chambre syndicale de l’Isère de la profession. « Prenez 100 paquets de cigarettes à 7 euros pièce, vous avez vite fait le calcul du préjudice … »
• De villes en villages, dans le Nord-Isère, les témoignages s’assemblent et se ressemblent. « J’ai été braquée deux mois après avoir ouvert », raconte cette buraliste berjallienne (de Bourgoin-Jallieu / ndlr) qui préfère taire le nom de son commerce, comme les mesures de sécurité déployées depuis.
« Cela m’est même arrivé deux fois en moins d’un an ! Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne sait pas ce que c’est. Une fois en situation, c’est bien différent. On en conserve des séquelles longtemps après. On développe une attitude plus spéciale, plus méfiante ».




