Alors que les chiffres de la dernière étude KPMG sur le marché parallèle du tabac, en 2013, sont parus et ont commencé à être médiatisés depuis huit jours (voir Lemondedutabac du 24 juin), les associations antitabac sont restées aux abonnés absents … Le Comité national contre le Tabagisme vient de briser le mur du silence dans La dépêche.fr de ce mardi 1er juillet, en dénonçant « ces chiffres délibérément grossis ».
« Les études commandées par les cigarettiers ont une méthodologie et une rigueur pour le moins sujettes à controverse » continue le CNCT. Les pourcentages «délibérément grossis», résultant de ces enquêtes, constituent « des plaidoyers pour les fabricants de tabac visant à contrer toute volonté d’action de santé publique anti-tabac ».
Mais surtout, « les fabricants de tabac dénoncent avec force l’existence de ces marchés parallèles, alors même qu’ils sont pour une part responsables de cette situation », poursuit le CNCT. L’association reprend sa version « de la complicité de l’industrie du tabac dans cette contrebande », en faisant toujours référence aux documents américains rendus publics par décision de décision et datant d’il y a cinquante ans.
On aurait souhaité une réponse plus argumentée de la part du CNCT.
• L’étude du cabinet international KPMG est réalisée d’après une méthode rigoureuse et transparente depuis sept ans (voir Lemondedutabac du 26 juin) sur toute la Communauté européenne. Si elle doit être critiquée, elle doit l’être par des arguments méthodologiques précis et non des procès d’intention.
• Mais au fait, pourquoi le CNCT ne lance-t-il pas sa propre enquête ?




