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19 Fév 2018 | Profession
 

En s’installant dans une galerie commerciale, Didier Arze, buraliste à Séné (près de Vannes) pensait être en sécurité.

Mais dans la nuit du 1er au 2 février, le système de télésurveillance s’est déclenché. La police, intervenue rapidement, a interrompu les malfaiteurs contraints alors d’abandonner sur place la moitié du stock de cartons et cartouches de cigarettes avant de s’enfuir avec l’autre moitié (voir Lmdt du 3 février).

Victime de casses à répétition – surtout dans ce département (voir Lmdt des 3 et 10 février) – la profession s’organise et mise sur une sécurité sans cesse renforcée. Notamment grâce à la subvention dont bénéficie le réseau des buralistes.

•• « Aujourd’hui, pour être serein, il faut dépenser environ 10 000 euros pour sécuriser son commerce avec des systèmes comme le brouillard opacifiant », explique Didier Arze.

Comme un prix à payer pour protéger son gagne-pain, résume à sa façon Ouest France qui relate tout cela dans son édition du 17 février.

« On a conscience de vendre un produit de luxe. Et on sait qu’aujourd’hui, il est plus facile de cambrioler un tabac que de s’attaquer à une bijouterie ou une banque », estime Didier, dont la femme a été victime d’un braquage, à Brest, il y a quelques années, se retrouvant avec une arme sous le nez. « Là, ça marque énormément. »

•• Et le « produit de luxe » sera d’ici 2020 à dix euros le paquet, ce qui ne fait qu’augmenter les inquiétudes de notre buraliste.

Autre élément qui vient troubler son activité, selon le quotidien régional : les sites internet qui vendent des paquets de cigarettes. « On trouve ça affolant de voir que des gens achètent des paquets sur le net. C’est strictement interdit et le client peut être poursuivi en justice » commente Didier.