Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement au tabac
19 Nov 2021 | Profession
 

Bilan d’une année exceptionnelle et révélatrice du profil hors-norme de la profession dans les Pyrénées-Atlantiques : c’est ce qui est ressorti de l’assemblée générale de la fédération des buralistes du Béarn, ce dimanche 14 novembre. 

•• « Nous sommes d’ailleurs tous d’accord afin que la profession évolue pour l’amélioration de la santé des Français. Nous accompagnons désormais chaque client qui souhaite arrêter de fumer des cigarettes (grâce à une offre vapotage) » a déclaré Jérôme Recapet (président des buralistes de Béarn), selon La République des Pyrénées.

Autre démarche de la profession : sensibiliser les clients pour qu’ils ne jettent plus leurs mégots par terre. Une douzaine de buralistes du secteur adhèrent, en ce sens, au réseau biarrot « Tree6clope » qui permet de recycler les mégots récupérés.

•• Mais il a été aussi question de Transformation. 29 % des buralistes de Béarn et Soule ont décidé d’investir. « Mon objectif est de convaincre un tiers d’entre nous de rénover d’ici 2022 » a rappelé Jérôme Récapet. Et selon lui, c’est parce qu’ils sont plus particulièrement confrontés aux difficultés liées au trafic frontalier de cigarettes, qu’ils ont pris le réflexe d’aller de l’avant : « nous sommes toujours à l’affût de solutions pour faire évoluer notre commerce. »

•• Exemple à Billère, près de Pau : 75 000 euros d’investissement pour réaménager un tabac-presse dans la foulée du premier confinement et mettre en valeur une multitude de « petits services » dans 45 mètres carrés, achetés il y a dix ans.

Les boulangeries et les banques ayant disparu de ce quartier, le vice-président de la fédération départementale a développé un coin baguettes. Il fait aussi partie des premiers professionnels à avoir proposé le compte Nickel : « et ça marche très bien avec déjà 483 ouvertures ». Près du coin presse mis en valeur, il a aussi développé un espace épicerie fine avec des bouteilles de Jurançon, des produits locaux de chez Biraben, de la Maison Malnou, Miot …

L’idée était au départ de rendre service à ses clients – il connaît 75 % de ceux qui franchissent la porte et il en compte entre 350 à 400 par jour -… et les affaires ont suivi. Actuellement, « le panier moyen est passé de 12/13 euros à 15/16 euros » constate-t-il.