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3 Nov 2021 | Profession
 

« Je ne connais aucun buraliste de la Somme qui a transformé son établissement et qui le regrette aujourd’hui » a affirmé Philippe Laveau, président de la Fédération des buralistes du département, lors de son assemblée générale ce dimanche 31 octobre à Rivery (près d’Amiens). « À chaque fois, la réussite est au bout, et le chiffre d’affaires augmente. »

« On est toujours des buralistes, on est fier de ce métier mais il n’y a pas que le tabac. Évoluer, ce n’est pas se renier » a renchéri Philippe Coy, présent à la réunion.

•• « Le bureau de tabac, aujourd’hui, c’est un commerce où vous pouvez ouvrir un compte bancaire et avoir une carte en cinq minutes, payer vos factures du quotidien, acheter un chargeur de téléphone, des écouteurs, des produits de vapotage, de quoi manger sur le pouce, etc. », complète Philippe Laveau, qui a « naturellement » sauté le pas de la diversification.

Buraliste à Montdidier, il a un espace maroquinerie dans son magasin et propose un service de reproduction de clés, mais aussi la plastification de documents, de photocopies, etc. rapporte Le Courrier Picard.

•• Dans la Somme, 60 bureaux de tabac se sont engagés pour l’instant dans cette démarche de transformation, sur les 288 ouverts actuellement.

« L’ambition, c’est d’être le drugstore du quotidien et des commerçants d’utilité locale » a répété Philippe Coy, « il n’y a pas besoin d’être fumeur pour entrer chez nous. Actuellement, quatre clients sur dix viennent pour autre chose que du tabac. En zone rurale, on est souvent le dernier commerce du village, on pallie la disparition des services publics. » Et les buralistes pourront également pallier celle des distributeurs bancaires (DAB), comme à Rollot (voir 1er novembre).