
Selon une étude de la confédération des commerçants indépendants de France, une épicerie de nuit sur deux (54 % exactement), en Avignon, vend illégalement des cigarettes. Nous reprenons un sujet de ICI Vaucluse (le 19 mars).
Ce marché noir impacte fortement les bureaux de tabac. « On estime que l’an dernier, les buralistes ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 22 % en moyenne », affirme Gilles Garnier, le président de la fédération des buralistes de Vaucluse.
Pour lui, l’une des solutions consiste à renforcer le pouvoir des maires en matière de contrôles et de sanctions des commerces qui se livrent au marché noir.
« Il faut donner aux maires des moyens juridiques et leur permettre de mener des opérations adaptées, poursuit Gilles Garnier. Il faut engager des approches globales pour protéger nos centres-villes ».
Le président de la fédération des buralistes souligne que la hausse du prix du tabac accentue les difficultés des professionnels.
« Aujourd’hui, nous collectons tous des colis, nous pratiquons l’échange de monnaies, nous gérons les comptes Nickel, on fait du snaking. Nous sommes contraints de nous diversifier pour nous en sortir. »




