C’est ce dimanche 23 septembre que les Suisses iront aux urnes pour dire s’ils souhaitent, ou non, interdire, complètement et sur l’ensemble du territoire, la possibilité de fumer dans la plupart des lieux à usage collectif (voir Lemondedutabac des 8 juillet et 16 août).
Le texte soumis au vote vise à uniformiser sur toute la Suisse « une protection complète contre le tabagisme passif », déjà appliquée dans huit cantons, comme c’est le cas à Genève.
En revanche, onze cantons, dont celui du Jura, se contentent d’appliquer la loi fédérale de 2010 : les établissements fumeurs (jusqu’à une surface accessible au public de 80m2) et les fumoirs, avec personnel de service, y sont autorisés. Alors que sept autres cantons, dont celui de Zurich, interdisent les établissements fumeurs mais autorisent les fumoirs avec service.
L’initiative lancée par la « Ligue pulmonaire suisse » ne s’oppose pas à la liberté de fumer à l’extérieur ou dans des locaux privés. Les lieux de travail individuels ne sont pas concernés, tout comme les fumoirs sans service. Des exceptions pouvant être faites pour des institutions assimilables à des espaces privés, comme les maisons pour personnes âgées ou les prisons.
Malgré la forte campagne des « pro-interdiction », rien ne semble joué. Alors que le « oui » semblait l’emporter jusqu’à présent, le dernier sondage, publié le 12 septembre, révèle un revirement de situation, avec 52% des sondés qui s’opposent à l’initiative, contre 41% de oui et 7% d’indécis.




