La cytisine, un alcaloïde naturel qui agit en se fixant sur certains récepteurs nicotiniques, est déjà utilisée dans l’arrêt du tabac en Europe de l’Est (notamment en Bulgarie et en Pologne). Mais elle peine à convaincre les autorités pour une mise sur le marché en Europe occidentale comme aux Etats-Unis. Cela pourrait évoluer avec une étude néo-zélandaise (publiée dans le New England Journal of Medecine) afin de comparer qui – de la cytisine ou du patch nicotinique – accompagnait le mieux les candidats au sevrage.
1 310 fumeurs (et désireux d’arrêter) ont participé a des tests, en deux groupes : le premier suivant, pendant huit semaines, un traitement par substituts nicotiniques (patchs, gommettes, pastilles) ; le deuxième prenant une posologie de cachets contenant de la cytisine pendant 25 jours.
A la fin du traitement, 40% des sujets sous cytisine avaient arrêté de fumer contre 31% de ceux traités avec d’autres substituts. À deux mois puis à six mois, la cytisine avait encore une efficacité supérieure à celle des substituts nicotiniques. Le temps moyen avant rechute est de 53 jours dans le groupe « cytisine » et de 11 jours dans le groupe « substitut nicotinique ».
Le bémol pour la cytisine : les effets secondaires plus fréquents (nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui ont conduit 5% des sujets à stopper leur traitement. Reste que, malgré ces effets indésirables, 80% des volontaires ont approuvé cette molécule « plus radicale et moins chère » et la recommanderaient à leurs proches. D’autres essais cliniques devraient suivre …




