A la veille de la présentation du plan social annoncé en avril par Seita (voir Lemondedutabac de ce jour), une dépêche AFP fait le point sur les réactions côté syndicats.
« On va nous présenter dans le détail les motifs du plan et les mesures d’accompagnement des salariés », explique Eric Comparot, délégué syndical CGT. Les négociations entamées en parallèle avec les syndicats n’ont, selon lui, « guère avancé ». « On voudrait que la direction étudie des mesures alternatives, comme le transfert d’une partie de la production à Riom », l’autre usine du fabricant. « Cela ferait potentiellement une cinquantaine d’emplois pour des salariés de Nantes » candidats à un transfert vers le Puy-de-Dôme, explique-t-il.
Et « si on ne peut pas empêcher la fermeture de Nantes, on demande que la production diminue progressivement et non brutalement début 2015 » pour « permettre de chercher des repreneurs sereinement, pas forcément dans l’industrie du tabac ».
Eric Comparot juge les mesures d’accompagnement proposées pour l’heure « minimales »: « six mois d’aide au reclassement après la fermeture », c’est « très insuffisant ». Quant aux indemnités supplémentaires de licenciement, « un mois de salaire par année d’ancienneté, c’est ce que prévoit déjà la convention d’entreprise », « il n’y a donc pas d’avancées » et c’est « moins qu’au dernier PSE » où « c’était un mois et demi avec un maximum de 36 mois ».
Des mesures d’âges sont aussi annoncées pour inciter les plus de 55 ans à partir avec une compensation partielle de leur salaire en attendant la retraite, précise-t-il.




