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22 Avr 2014 | Profession
 

Seita NantesC’est ce jeudi 24 avril que vont débuter les négociations, entre la direction de Seita et les partenaires sociaux, suite à la réorganisation industrielle des activités d’Imperial Tobacco en Europe, annoncée la semaine dernière (voir Lemondedutabac du 15 avril). Avec les fermetures de l’usine de Nantes-Carquefou et de l’Institut du tabac de Bergerac. Soit la suppression nette de 366 postes.
Sur quoi vont porter ces négociations ?

• Il s’agit « d’identifier et de mettre en œuvre des solutions d’accompagnement  adaptées à chacun des salariés concernés » (communiqué de Seita). Sachant que l’entreprise dispose d’un savoir-faire dans ce domaine. Exercé lors de précédentes restructurations (les fermetures de Lille et Strasbourg, par exemple) :
. reclassements en interne
. programme de pré-retraites financé par l’entreprise
. congés de reclassement avec accompagnement par un cabinet spécialisé
. programmes de formation pris en charge par l’entreprise
. aides à la création d’entreprise.

• Dans un courrier adressé en interne, Martin Carroll (Président de Seita) et Ian King (Directeur des opérations Europe de l’Ouest d’Imperial Tobacco) assurent que « nous prendrons le temps nécessaire pour mener les procédures d’information-consultation dans les meilleures conditions et pour identifier, en consultation avec les représentants du personnel, les solutions d’accompagnement à mettre en œuvre ».

• La CGT-Seita a demandé à être reçue par Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Michel Sapin. Ainsi que par l’ancien premier ministre et ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, dont on se ne lassera de s’étonner du manque d’intérêt pour la question bien avant l’annonce de la semaine dernière …

• Reste le fond de la dure réalité industrielle d’une Europe de l’Ouest du tabac qui se vide (voir Lemondedutabac du 14 avril).
Les usines de Nantes et de Nottingham ne tournent qu’à 50% de leur capacité de production depuis un certain temps. D’ailleurs, « ce n’est pas une délocalisation mais un transfert de production » rappelle dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de ce lundi 21 avril, Céline Audibert, porte-parole de Seita, « nous allons renforcer nos deux sites déjà existants en Pologne qui emploient pour l’instant 800 salariés et notre usine allemande de 300 personnes ».