Selon les estimations de l’AFP, 200 salariés de Seita ont manifesté, ce lundi 22 septembre à Paris, pour dénoncer le plan social qui prévoit la suppression de 366 suppressions de postes (voir Lmdt du 15 avril).
Venus principalement du site de Carquefou (160 participants) et du centre de recherche de Bergerac, suite à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD et Unsa (voir Lmdt du 18 septembre), les manifestants ont défilé de la gare Saint-Lazare jusqu’à proximité de l’Assemblée nationale.
« La colère monte, il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. Ce plan social qui va coûter 200 millions d’euros à Seita, est financé au tiers par l’Etat. Cela va avoir un coût important pour le contribuable », a souligné Eric Comparot, délégué central CGT.
Vêtu d’un gilet jaune fluo, comme beaucoup de manifestants, un salarié de Carquefou – défilant derrière la banderole de tête « Luttons pour la sauvegarde de nos emplois » – a expliqué à l’AFP : « on veut que la direction nous laisse le temps pour négocier le plan social. Quand on regarde les résultats de l’entreprise, le plan n’est pas à la hauteur ». La dernière réunion de négociation doit avoir lieu ce 22 septembre, en fin d’après-midi.
« Au départ, on se battait pour le maintien du site mais personne n’a répondu à Bercy », a déclaré Sébastien Maugis (élu CGT de Carquefou), à la presse régionale, avant de prendre le bus vers Paris : « les gens sont dégoûtés car ils savent que leur boîte gagne des millions et des millions. Aujourd’hui, on se bat donc pour avoir un plan social à la hauteur des bénéfices de l’entreprise ».
« Par solidarité », des salariés de l’usine Seita à Riom auraient entamé, ce matin, un mouvement de grève.




