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29 Sep 2021 | Profession
 

La messe est dite, pour ce qu’il reste de l’Institut du tabac de Bergerac (Dordogne). Le laboratoire de génétique appliquée de la Seita, propriété du groupe Imperial Tobacco, fermera en 2022 (voir 11 avril 2014 et 9 avril 2015). 

Son rôle restait pourtant très utile en matière de recherche en tabacs à moindre nocivité.

•• Un nouveau plan social à la Seita vise à supprimer 127 postes dans toute la France, dont les 5 qui subsistent à Bergerac depuis le démantèlement de l’institut il y a sept ans (voir 15 octobre 2014). Les premiers départs sont prévus en mai 2022, précise Sud-Ouest.

Les deux docteurs en sciences et les trois techniciens qualifiés en biologie – qui travaillent toujours sur place – ignorent pour l’heure s’ils auront des propositions de reclassement en interne mais les chances sont minces dans la mesure où « il n’y a plus de laboratoire de recherche chez Imperial Tobacco », selon l’Unsa-Seita.

•• Ce laboratoire développe des méthodes et des outils pour « lire » le génome de la plante et sélectionner certains gènes avec deux grands objectifs : limiter les composés addictifs ou nocifs du tabac et réduire l’usage de pesticides dans sa culture.

« Nous avons par exemple trouvé le moyen de produire des plants avec un taux très réduit en nicotine » détaille une déléguée syndicale au quotidien régional, « nous travaillons aussi à éliminer certains métaux lourds et nitrosamines, des composés toxiques qui se forment lors de la combustion. »