Le ministre tchèque de la Santé, Svatopluk Němeček, essaye tant bien que mal de faire adopter une loi anti-tabac plus restrictive dans ce pays de l’Union européenne où l’on peut encore fumer dans les bars, restaurants et autres lieux collectifs. Après de nombreux reports, l’examen en première lecture du projet de loi a commencé à la Chambre des députés, ce mardi 9 décembre. Un événement à Prague … la chaîne publique d’information en continu ayant diffusé les premiers débats en direct sur son site internet.
Selon Radio Prague, les pronostics sont plutôt réservés. Même des députés de la coalition gouvernementale se montrent réservés, voire farouchement contre. Comme l’ancien ministre de la culture Vítězslav Jandák, qui, s’est plaint, avec humour que le projet de loi ne condamnait pas la consommation de viande grasse, « elle aussi nuisible pour la santé ».
Du côté de l’opposition de droite, les députés se présentent comme des défenseurs de la libre-entreprise et de la responsabilité individuelle. Petr Fiala, président du parti civique démocrate ODS : « L’Etat ne doit pas décider ce qu’on peut ou ne peut pas faire, comment on doit se comporter. Le fait d’aller dans un restaurant n’est pas un droit, c’est un choix, donc je peux choisir où aller, et si un restaurant ne me convient pas je ne suis pas obligé d’y entrer ».
Le nouveau président du parti TOP 09 (droite libérale), Miroslav Kalousek, a quant à lui … soufflé la fumée de sa cigarette électronique sur le ministre de la Santé après son intervention, le projet de loi interdisant également le vapotage (photo)
L’association des hôtels et restaurants est vent debout contre ce projet et plusieurs parlementaires veulent laisser aux maires le choix entre fumeur ou non-fumeur pour les bistrots des petites communes.
La loi tchèque anti-tabac pourrait se faire encore attendre. « Je veux croire cependant que nous allons réussir à la faire adopter » a indiqué le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka qui a concédé que « le combat sera rude ».




