De la conférence de presse de la nouvelle présidente d’Alliance conte le Tabac, les médias n’auront retenu que les habituelles envolées de Michèle Delaunay (voir Lmdt des 15 et 16 décembre), lesquelles n’ont cependant pas généré le buzz médiatique attendu. On reviendra donc sur les cinq axes fixés à l’association, même s’ils n’occupent dans le dossier de presse que deux pages contre cinq consacrées à Michèle Delaunay.
• Augmentation significative des prix du tabac, pour compléter le PNRT de la ministre de la santé par la mesure unanimement reconnue comme la plus efficace.
• Remise à plat du statut des buralistes et de leur rémunération, pour qu’ils deviennent de véritables préposés de l’administration et honorent la signature de leur contrat d’avenir qui prévoit qu’ils respectent et appliquent la politique de santé publique du gouvernement :
. en premier lieu en « décrochant » leur bénéfice du volume des ventes et en augmentant celui des buralistes des zones frontalières et rurales ;
. développement de leur diversification en « étant très attentif à ce que leurs bureaux de tabac ne deviennent pas des supermarchés où l’on vend librement du tabac ».
• Débanalisation : toutes mesures susceptibles de « débanalisation du tabac et de sa consommation : publicité déguisée, cinéma, sponsoring, application des mesures du PNRT (bacs à sable, intérieur des voitures).
• Création d’une action de groupe pour les victimes et familles de victimes du tabac ;
• Développement d’un grand réseau européen pour travailler sur des problématiques transnationales comme la ratification du Protocole de l’OMS sur le commerce illicite des produits du tabac.
• Mise en place d’un fonds de prévention pour lutter contre l’entrée dans le tabagisme des jeunes, et inciter les fumeurs à arrêter.
• Augmentation de la visibilité et de la puissance de l’Alliance contre le tabac :
. en proposant un hashtag commun #FranceSansTabac ,
. en suscitant plus fortement, sous diverses formes, les victimes du tabac à y participer,
. en consolidant le caractère fédéral de l’Alliance.
L’implication de l’ensemble du corps soignant (médecins et professions paramédicales) à la fois vis-à-vis du public et des patients est déterminante. Ce que les politiques ne parviennent pas à réussir, les médecins le peuvent.
La lutte contre le tabac a aujourd’hui le soutien des Français mais c’est aujourd’hui la pression de l’opinion publique qui doit s’exercer sur les élus et les décideurs qui seule pourra obtenir une évolution décisive de la loi.




