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19 Nov 2015 | Trafic
 

Terrorisme assaut Saint-DenisÀ l’issue des sept heures de raid à Saint-Denis, hier, on ne sait encore pas tout sur les auteurs des tueries qui ont fait 129 morts et 352 blessés, ce vendredi 13 novembre à Paris. Si ce n’est qu’une quatrième « brigade » était prête à frapper à nouveau et que Daesh a envoyé sur le sol français de vrais guerriers. 

En revanche, il s’avère que la désormais connue rue Corbillon, à Saint-Denis, était l’épicentre de tous les trafics, de tous genres et de toutes les contrebandes.

Selon un rapport récent du Centre d’analyse du terrorisme (voir Lmdt du 29 mars), nombre de djihadistes français ayant rejoint depuis 2012 le théâtre d’opération terroriste syro-irakien, ont financé leur voyage et récolté des fonds au profit des organisations terroristes opérant dans cette zone, notamment grâce au produit de la vente de cigarettes de contrebande.

Informations confirmées par Christian Eckert lors de la présentation du bilan d’activité des Douanes (voir Lmdt du 17 mars). Pour comprendre, il suffit de s’intéresser au cas d’Amédée Coulibaly, le tueur de l’Hyper Casher et de Montrouge en janvier dernier (voir Lmdt du 26 mars).

Terrorisme ParisMais qu’en est-il pour cette filière belge ?

Abattu lors de l’assaut de Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud (ou Abou Omar Al-Balijiki « le belge ») est le cerveau présumé des attentats (à droite) : membre de l’organisation Etat Islamique (EI) et recherché depuis janvier pour avoir projeté des attentats en Belgique. Le plus connu des quelque 500 belges partis combattre en Syrie ou en Irak a fait la une des médias, début 2014, pour avoir emmené en Syrie son petit frère de 13 ans. Pas de passé de trafiquant, mais son nom apparaît dans des dossiers criminels de droit commun en 2010 et 2011.

À l’inverse des frères Adeslam : Salah (à gauche), l’un des tireurs des terrasses de café et restaurant – activement recherché par la police – et Brahim qui s’est fait exploser. Ils tenaient un bar à Molenbeek où, non contents de servir de l’alcool, ils faisaient commerce de drogue au sous-sol, « une vraie épicerie de nuit ». L’établissement a été fermé administrativement le 4 novembre. Une façade : « neuf fois sur dix, les militants salafistes se conduisent comme des petits voyous, pas comme des terroristes » explique l’ancien juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière dans Sud Ouest. Ces petits voyous qui ne sont jamais loin du trafic de cigarettes : ce formidable apporteur de cash pour financer les activités les plus criminelles.

À suivre.