À propos de la dernière hausse des prix du tabac (voir 1er janvier), l’un des vice-présidents de la Confédération des buralistes (et président de la fédération de l’Oise) dénonce sur franceinfo la fragilité des professionnels du milieu, qui seront davantage précarisés par cette augmentation « qui pénalise les buralistes en France ».
Cette hausse n’était « pas voulue par la profession » ajoute Serdar Kaya (voir 1er octobre 2024) qui pointe son inquiétude pour les 23 000 buralistes français. « Cela va encore tuer la profession », alors que ces commerces sont déjà « fragiles » selon lui.
« Le tabac est l’ADN des buralistes et représente leur activité principale » précise Serdar Kaya, qui craint un transfert de la clientèle vers le marché parallèle et pointe les écarts de prix entre « un paquet de 13 euros pour 20 cigarettes » vendu chez un buraliste et un paquet « de 6 à 7 euros dans la rue ».
Toujours sur le sujet de la contrebande, Serdar Kaya parle d’une « priorité », qui doit « être éradiquée » par le Gouvernement, car selon lui elle représente entre « 30 et 40% » des ventes de tabac en France.
« Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités pour protéger le premier commerce de proximité, qui rend un vrai lien social sur l’ensemble du territoire » a-t-il ajouté.




