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7 Fév 2024 | Profession
 

Le PMU, fort d’un nombre record de 14 000 points de vente en France, a annoncé ce 6 février avoir engrangé un peu plus de 10 milliards d’euros d’enjeux l’an dernier, seuil que l’opérateur de paris hippiques n’avait plus franchi depuis 2013.

« C’est un symbole fort, on est un peu au-dessus de 10 milliards » d’euros d’enjeux », a déclaré à l’AFP la directrice générale du PMU Emmanuelle Malecaze-Doublet, faisant également état pour 2023 d’un « niveau de résultat net très élevé à 835 millions d’euros » et d’une croissance de l’activité de 2 %. « On a retrouvé la croissance depuis deux ans », a-t-elle rappelé (voir 29 août 2023).

•• Saluant des paris hippiques « redynamisés, très bon signe de reprise de l’activité » après plusieurs années difficiles notamment en raison de la crise sanitaire, elle a souligné que la croissance s’était faite « sur tous les canaux, dans le digital comme dans les points de vente », soit les bars-tabac-PMU.

La semaine dernière, le PMU a ouvert son 14 000ème point de vente sur le territoire, « un record qui montre que l’image de marque est en train de changer, qu’il y a le besoin de convivialité, que post-Covid on a besoin de se retrouver et de lieux où on échange », a mis en avant Emmanuelle Malecaze-Doublet.

•• Elle a également annoncé que serait inauguré à Bordeaux « dans quelques semaines » un nouveau concept de point de vente, les « Paris Mutuels Urbains », avec l’objectif d’en ouvrir « 150 à horizon 4-5 ans, en priorité dans les grandes villes ».

« La moitié seront des créations, l’autre moitié seront des reprises », par exemple d’une brasserie. « L’idée est de rester dans notre ADN, via des partenariats avec des commerçants indépendants, nous voulons vraiment qu’il y ait l’âme du point de vente » où le PMU investira pour déployer son concept « dans une atmosphère conviviale, chaleureuse, une ambiance « bistrot » avec un design moderne », a détaillé la directrice générale.

Né en 1930, le PMU – un Groupement d’intérêt économique (GIE) constitué d’une soixantaine de sociétés de courses dont France Galop et Le Trot – reverse 75 % des enjeux aux parieurs sous forme de gains, tandis que 9 % financent la filière hippique – 235 hippodromes, 27 200 chevaux de course, 60 000 emplois – et 9 % vont à l’État. (Voir aussi 27 janvier)