Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Oct 2015 | Profession
 

photo. « Alors, vous venez lundi ?
. « Oui, je me suis inscrit pour le car qui va à Toulouse. C’est bien sur le parking du Carrefour de Brive que l’on se retrouve ?
. « Moi, pour aller à la manif, je ferme l’après-midi. J’ai prévenu mes clients ! »

Extrait d’une conversation, surprise à l’entrée de l’assemblée générale des buralistes corréziens, ce vendredi soir du 30 octobre, à Gimel-les-Cascades, au cœur du département. 

Soit 120 participants déjà mobilisés – les banderoles comptaient parmi la décoration particulièrement flamboyante de la salle – et un préfet venu en mission.

Jeune président de la chambre syndicale de Corrèze, Frédéric Vergne a énergiquement exhorté ses troupes à se mobiliser devant l’obstination de Marisol Touraine se prévalant du soutien de François Hollande. Et de faire un compte-rendu de son entrevue arrachée au président de la République, à Tulle, courant septembre (voir Lmdt du 19 septembre) : « Il nous a dit qu’il était encore mieux de discuter autour d’une table plutôt que de brandir des banderoles. Mais de notre discussion … il n’est rien ressorti de concret ».

« Ce dossier du paquet neutre, c’est avant tout une histoire de trahison ! » a tonné Pascal Montredon. « Trois mois avant que Marisol Touraine n’annonce son projet de paquet neutre, on nous assurait à l’Élysée que le paquet neutre n’était pas inscrit à l’agenda du gouvernement. Et puis, cela nous est tombé brusquement dessus. Sans la moindre étude d’impact sur le réseau des buralistes !

« Si nous sommes ainsi mobilisés, c’est parce que nous nous sentons victimes d’une injustice. Le paquet neutre aggraverait encore la distorsion de concurrence avec nos voisins européens ! ».

Visiblement embarrassé, le préfet Bertrand Gaume (nommé l’été denier, il était auparavant le directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem) a commenté formellement la situation et s’est évertué à promouvoir le plan d’action contre le marché parallèle qu’il met en place avec la chambre syndicale départementale.

À l’issue de l’assemblée générale, il s’est entretenu, à part, avec le président de la Confédération pour faire un dernier point sur une situation encore passablement bloquée. Une chose est certaine : la mobilisation du 2 novembre va être suivie de très près par les autorités.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.