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23 Août 2016 | Pression normative, Profession
 

Paquet neutre Progres« C’est le flou artistique … » assurent les buralistes de Firminy à propos du paquet neutre auquel La Tribune/Le Progrès de ce dimanche 21 août consacre une double page. Ils sont préoccupés par la confusion générée chez les clients et pour leurs stocks.

« On ne sait même pas ce qu’on va faire de nos anciens paquets, si les fabricants nous les reprendront. Ça représente tout de même quelques milliers d’euros … » s’inquiète le patron du bar-tabac « Flash ». « S’ils ne les reprennent pas, surtout les paquets où il y a peu de rotations (les « nanards » comme on les appelle dans le jargon), cela provoquera un tollé » réagit celui du « Mikado.

« C’est sûr que cela sera plus compliqué de visualiser les paquets … on s’adaptera, je serais inquiet s’ils mettaient le paquet à 10 euros » poursuit-il. « Sur le plan marketing, ce ne sera plus très alléchant. Il n’y aura plus cette appartenance à la marque qui existe actuellement. Et en plus, des photos pourries … ».

Le président de la chambre syndicale des buralistes de la Loire, Gilles Grangier, estime que le paquet neutre va détériorer les conditions de travail de sa profession : « L’État nous impose des conditions de travail infernales et ne nous donne aucun outil pour nous organiser ». Auquel s’ajoute le report vers les achats transfrontaliers : « avec le paquet neutre, c’est comme si on nous demandait de courir un 100 mètres en nous mettant des boulets au pied ».