Il y un an exactement, la France se réveillait sous le choc de cette sinistre équipée semant la terreur du Stade de France au Bataclan.
Il y a un an exactement, et sans attendre les modalités exactes de l’état d’ urgence, la Confédération des buralistes – au plus fort de sa mobilisation contre le paquet neutre – suspendait ses manifestations prévues pour le 16 novembre : « l’heure est à la solidarité avec les proches des victimes, au courage citoyen et à l’unité nationale : ce sont des valeurs portées par la proximité. Les manifestations prévues ce lundi 16 novembre sont reportées. Il y a d’autres priorités. » était-il indiqué dans un communiqué (voir Lmdt du 14 novembre 2015).
Par ailleurs, le dimanche 15 novembre au matin, moins de 48 heures après les drames, un communiqué de l’AFP annonçait que la ministre de la Santé maintenait l’examen du Projet de Loi Santé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.
Curieux sens des priorités … alors que l’état d’urgence confirmait toute interdiction de manifestation (voir Lmdt du 15 novembre).
Dans ce contexte, le paquet neutre a fini par être adopté, à deux petites voix près, au cœur de la nuit du 25 au 26 novembre (voir Lmdt du 26 novembre). Avec une opinion publique complètement indifférente car assommée par les événements liés au terrorisme.
Un an après, la menace terroriste reste un souci prioritaire dans un pays encore désorienté. Mais le paquet neutre va envahir les linéaires des buralistes, toujours dans l’indifférence de l’opinion publique, ainsi que dans l’incrédulité de ceux qui entendent quelque chose aux problèmes du tabac et qui portent plus de crédit à une opération du style « Moi(s) sans tabac » (voir Lmdt du 2 novembre 2016).
La ministre aura réussi son coup de pression. Au mépris des vraies priorités auxquelles doit toujours faire face notre pays.




