Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement au tabac
 

En amont de neuvième session de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (COP9 du 8-13 novembre 2021 / voir 29 avril 2020), 100 experts indépendants, médecins, chercheurs et scientifiques viennent de publier une tribune interpellant l’OMS et demandant aux participants à la convention-cadre d’inclure l’utilisation d’alternatives à la cigarette dans les moyens de lutte contre le tabagisme. Lien

Dans cette tribune, les experts défendent que les nouveaux produits sans combustion et donc sans fumée (cigarette électronique, nicotine orale, tabac à chauffer, etc.) sont une solution de réduction des risques pour les fumeurs.

« Il existe des preuves irréfutables que les produits sans fumée sont beaucoup moins nocifs que les cigarettes et qu’ils peuvent supplanter le tabagisme ».

•• Cette tribune est à l’initiative de Clive Bates (voir 26 septembre 2019 et 22 janvier 2015), ancien directeur de ASH UK (Action on Smoking and Health) – la principale ONG de lutte contre le tabagisme au Royaume-Uni -, et cosignée par 99 autres experts internationaux médecins, chercheurs et scientifiques, dont deux français : le docteur Philippe Arvers (médecin addictologue et tabacologue, administrateur de la Société Francophone de Tabacologie, membre de SOS addictions) et Jacques Le Houezec (consultant en santé publique et spécialiste des questions de dépendance tabagique / voir 4 avril 2018 et 28 juin 2016).

•• Ces experts condamnent l’attitude dogmatique de l’OMS, en matière de lutte contre le tabagisme, en faveur de l’interdiction pure et simple des alternatives sans fumée à la cigarette conventionnelle.

Selon les experts, cette posture contribue à maintenir les fumeurs dans la cigarette, dont on sait pourtant avec certitude qu’elle est bien plus dangereuse que les alternatives : « l’OMS tourne le dos à une stratégie de santé publique qui pourrait éviter des millions de décès liés au tabagisme ».

Cette tribune émet aussi des recommandations à destination des pouvoirs publics et de l’OMS, pour faire de la réduction des risques une composante de la stratégie mondiale de développement durable en matière de santé.