Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Mar 2025 | Trafic
 

Il y a une semaine, nous présentions les chiffres douaniers sur les saisies de tabac de contrebande et de contrefaçon de l’année dernière (voir 24 et 25 mars).

De quoi inciter à revenir sur les autres indicateurs dont nous disposons concernant ce marché parallèle du tabac (c’est-à-dire tout ce qui est consommé mais ne vient pas du réseau officiel des buralistes). Un phénomène qui s’aggrave parce qu’il s’enracine …

Il s’agit des données de la récente étude du cabinet EY Parthenon portant précisément sur les impacts des trafics de produits de tabac en France (voir 27 et 30 décembre 2024, 1er janvier 2025).

••Le marché parallèle du tabac s’enracine parce qu’il est fortement lucratif : les trafics de tabac de contrebande et de contrefaçon ont apporté 2,3 milliards d’euros de rentrées financières sonnantes et trébuchantes pour leurs organisateurs et complices (passeurs, transporteurs, revendeurs) sur la seule année 2023. À comparer avec la totalité des remises tabac touchées par les buralistes – le réseau officiel – sur la même période : 2 milliards d’euros.

•• Il s’enracine parce qu’il génère du cash dans des conditions de très haute rentabilité pour « ses investisseurs ». L’étude EY Parthenon reprend une estimation faite par des spécialistes : une usine clandestine de tabac génère 80 % de marge.

•• Il s’enracine parce qu’il se banalise dans la vie quotidienne des Français : un tiers des fumeurs réguliers, ayant répondu à une récente enquête IFOP, affirme ne pas avoir acheté de produits du tabac chez un buraliste les 12 derniers mois.