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14 Août 2015 | Vapotage
 

Boutique E-cigaretteQuand la presse quotidienne régionale rebondit sur la récente étude du cabinet Xerfi (voir Lmdt du 8 juillet, des 3 et 4 août) – faisant état d’un recul du marché de la cigarette électronique de -10% en valeur (estimation que beaucoup estiment encore optimiste) et d’un rétrécissement du nombre de boutiques spécialisées de -17 % – elle s’intéresse à l’opinion de ceux qui concrètement vendent le produit : responsables de boutiques ou buraliste.

C’est le cas de Paris Normandie qui, dans son édition du 11 août, titre : « le marché de la vapoteuse commence à manquer de souffle ».

•• La parole est d’abord donnée à Karin Warin, co-fondatrice du réseau Clopinette – 80 magasins en France, 4 en Belgique et 1 au Maroc -, qui ne se départit pas d’un certain optimisme : « nous avons installé 5 boutiques en début de l’année et 5 autres vont ouvrir dans les prochains mois ».
Et de confirmer que son enseigne mise sur les centres commerciaux, qui font plus de 80 millions de de chiffre d’affaires, pour accueillir ses nouveaux points de vente (voir Lmdt des 15 mars et 20 janvier).
« On ne peut plus vendre comme avant » tempère, cependant, l’employé d’une boutique Clopinette au Havre.

•• « On est obligé de faire de la vente en ligne pour continuer à vivre » explique le gérant d’une boutique de Dieppe qui monte son site Internet pour suivre les nouveaux modes de consommation des clients.

•• Toujours à Dieppe, une autre boutique solde avant fermeture définitive. A peine un an après son implantation : « on ne gagnait pas notre vie » concède le gérant, « les clients veulent toujours le dernier produit et nous, on reste avec les anciens produits sur les bras. D’autres vont fermer à Dieppe. Surtout les derniers venus ».

•• Côté buraliste, c’est Fabrice Lefebvre – secrétaire général de la chambre syndicale de l’Eure et débitant à Val-de-Reuil – qui répond aux questions :

. « Depuis combien de temps vendez-vous des cigarettes électroniques ?
. « Cela fait au moins trois ans que je vends des e- cigarettes. Il y a un an, la Confédération des buralistes a organisé dans chaque département des formations. Je suis donc devenu vendeur conseil de cigarettes électroniques.
. « Est-ce que la e-cigarette représente une part importante de votre chiffre d’affaires ?
. « Pas suffisamment à mon goût ! Je ne pourrais pas vivre que de ça. J’ai une vingtaine d’activités dans ma boutique : la vente de journaux, les jeux, le tabac, etc.
. « Pourquoi avoir décidé de vendre ce produit ?
« Ça fait partie de ma galaxie. C’est un produit à fumer. Nous avons fait une erreur en ne prenant pas tout de suite au sérieux ce marché. Certains disent encore « c’était un effet de mode, c’est fini », mais je ne pense pas. En ce moment, c’est le creux de la vague mais ça va revenir. Le prix du tabac n’a pas augmenté cette année mais à la prochaine augmentation, ou alors en janvier avec les bonnes résolutions, les ventes vont remonter.
« Quel est le profil des acheteurs de e-cigarettes ?
« 80 % d’entre eux achètent les deux. Ils fument du tabac et des cigarettes électroniques. Les labos pharmaceutiques ne sont pas ravis car les substituts nicotiniques se vendent moins. Pour arrêter de fumer, les gens se dirigent vers la cigarette électronique ».

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