
Les Luxembourgeois prêts à réduire leur consommation de tabac et le prix des cigarettes ? D’après une enquête ILRES effectuée pour la Fondation Cancer, il semblerait que la majorité des habitants du pays souhaitent lutter contre le tabagisme. Selon cette étude, qui s’appuie sur un échantillon de 1 000 personnes, 64 % des personnes interrogées estiment qu’il est urgent de freiner le tabagisme. C’est Le Quotidien (édité au Luxembourg) qui nous délivre cette information.
Dans cette optique, plus de sept résidents sur dix (74 %) veulent une augmentation du prix du tabac.
« Trois quarts considèrent qu’une hausse importante serait efficace pour réduire la consommation, en particulier chez les jeunes », souligne la Fondation Cancer, précisant que parmi les fumeurs, plus d’un sur deux reconnaît l’efficacité d’une telle mesure.
« Un alignement des prix du tabac avec ceux des pays voisins permettrait enfin de mettre fin au rôle de buraliste de l’Europe et d’envoyer un signal fort : la santé des jeunes doit primer sur les intérêts économiques », a appuyé Margot Heirendt, directrice de la Fondation Cancer.
Un message fort dans un pays où le prix des paquets de cigarettes est très inférieur à celui pratiqué dans ses pays voisins, comme la France, la Belgique ou l’Allemagne.
Au Luxembourg, le prix d’un paquet de cigarettes (20 unités) se situe généralement entre 5,70 euros et 6,50 euros pour les marques les plus courantes, soit moins du double qu’en France (environ 12,50 euros).
L’étude ILRES montre également que les Luxembourgeois soutiennent très largement les mesures visant à rendre le tabac moins visible et accessible. 85 % d’entre eux sont favorables à l’interdiction de toute publicité.
Environ 78 % d’entre eux approuvent la non-visibilité des produits dans les points de vente, et ce même nombre souhaite une suppression des distributeurs automatiques. Enfin, 71 % veulent réduire le nombre de points de vente.
Concernant la vente de tabac aux mineurs, sept à huit résidents sur dix veulent interdire la consommation de tabac à proximité des écoles, sur les terrasses, les quais ou dans les véhicules. Plus d’un non-fumeur sur deux (60 %) déclare encore souffrir du tabagisme passif. Enfin, 92 % des résidents soutiennent le renforcement des contrôles et des sanctions en cas de vente à des mineurs.
Pour la Fondation Cancer, ces résultats confirment que la fiscalité du tabac est perçue comme « un outil central de santé publique ».
Alors que, dans le même temps, le Luxembourg a exprimé ses réserves face au projet européen de révision de la directive sur la taxation du tabac. (Voir 22 octobre, 10 septembre et 21 juin.)




