Dans son dernier édito-vidéo du 10 août sur l’Express.fr, le très influent Christophe Barbier (directeur de la rédaction de l’hebdomadaire) revient sur le fait « que l’Etat s’apprête à engranger une somme record des radars routiers » pour rebondir sur la lutte contre le tabagisme.
« Le Contrat entre l’Etat et les automobilistes est assez clair : les automobilistes doivent respecter le code de la route et s’ils ne le respectent pas, l’Etat sanctionne, frappe au portefeuille.
Pourquoi l’Etat ne signe-t’il pas un contrat du même genre avec les citoyens par rapport à la santé, par rapport au tabac et à l’ alcool … notamment le tabac. Pourquoi ne dit-on pas aux fumeurs : « allez, on se donne tous 10 ans, 15 ans, pour collectivement sortir du tabac ! Pendant ce temps-là, fumer va coûter de plus en plus cher » ?
Soit vous devenez exemplaires, soit vous remplissez les caisses de l’Etat. Et à terme, tous ensemble, nous sortons de ce fléau qu’est le tabagisme ».
Cette idée de « contrat » peut séduire, le temps d’un éditorial bien enveloppé. Mais soulève, au moins, une première remarque. Si fumer coûte de plus en plus cher, pour cause de taxes destinées à sanctionner le simple fumeur, ce dernier pourra toujours s’approvisionner à meilleur compte, ailleurs, sur un marché parallèle qui n’a jamais été aussi important en France. Les automobilistes susceptibles d’être verbalisés, eux, n’ont guère d’alternative comparable.
Il est quand même curieux, par ailleurs, que Christophe Barbier s’abstienne d’intégrer dans son « contrat » les notions de prévention, d’information continue et même … d’amélioration technique des produits/véhicules qui ont largement contribué à la diminution de la mortalité routière. Il n’y a pas que la sanction. Fusse-t’elle fiscale.




