
Le mouvement est pris, semble-t-il. Les fermetures de commerces vendant du tabac – alors qu’ils n’y sont absolument pas habilités – se généralisent.
Certes, il y a des départements où les autorités préfectorales et municipales en ont fait une priorité. C’est le cas dans l’Hérault et le Gard, où les fermetures d’épiceries (en grande majorité), de barber-shops, de bazars ou autres salons à chichas se succèdent à bon train. Il faut dire que les cas d’épiciers récidivistes se sont multipliés à un rythme hallucinant à Nîmes comme à Montpellier.
Mais d’autres départements leur emboîtent le pas, bien au-delà de l’arc méditerranéen : comme le Val-d’Oise, l’Oise, les Hautes-Alpes, la Saône-et-Loire, le Bas-Rhin, la Dordogne, la Haute-Vienne, le Morbihan, tout récemment.
Dernier exemple dont nous avons eu connaissance : la fermeture, dans le centre du Mans, de « La Bodega 72 » (du 14 avril au 14 juin), une supérette où l’on trouvait à peu près tout. Dont du tabac, bien sûr.
Ces fermetures ne tombent pas du ciel.
Il est sûr que les pressions des buralistes locaux ont contribué à ouvrir les yeux des autorités. Rappelons que nombre de fédérations départementales de buralistes ont signé des conventions départementales de sécurité avec leur préfecture, sous l’impulsion de la Confédération.
Rappelons, enfin, qu’une récente étude du cabinet EY-Parthenon (voir 30 décembre 2024) comprenait les résultats d’une enquête de terrain réalisée auprès d’un large échantillon de « commerces sensibles » sur les villes de Calais, Lyon, Montpellier, Montreuil-sous-Bois, Nantes.
Dans 40 % des établissements visités, il était possible de se procurer des cigarettes.




