Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Fév 2014 | Vapotage
 

le MondeC’est le grand titre du quotidien Le Monde en date du 1er mars, éclipsant l’Ukraine et la nomination du nouveau président de Radio France. Avec une quasi double-page intérieure. L’article s’inspire des données de l’enquête de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (voir Lemondedutabac du 13 février), relancée cette semaine par Les Echos (voir Lemondedutabac du 26 février), mais sous un angle très « santé publique ».

1 • « Le succès de la cigarette électronique, meilleure ennemie du tabac ». En deux ans, la cigarette électronique a donné à la clope « un coup de vieux », assure l’appel de Une en se basant sur le recul de 6,2% de la consommation de tabac sur 2013 en France. Même si le comparatif, établi par Le Monde, du budget annuel d’un « gros fumeur » (2 482 euros) et d’un « gros vapoteur » (entre 1 150 et 2 138 euros) ne semble pas si déterminant.

4375319_5_d08f_depuis-son-apparition-sur-le-marche-francais_b4385926aae506e1a7c299fe170906c5

2 • « La cigarette électronique bouscule la lutte contre le tabagisme » en page intérieure, où trois infographies illustrent que « depuis 2012, l’e-cigarette a relayé la hausse des prix dans la lutte contre le tabagisme ».

• « Ce succès bouleverse les cigarretiers qui tentent de prendre le train en marché » commente l’article. Mais aussi … « les médecins dont le discours était centré sur le dogme de l’arrêt du tabac sans pour autant y parvenir », complète Albert Hirsch de La Ligue nationale contre le Cancer, « pour la première fois, avec l’e-cigarette nous disposons d’un outil qui débouche sur une réduction de l’exposition aux effets nocifs de la cigarette ».

• Un outil qui offre l’avantage d’être « un moyen libre de gérer sa consommation sans passer par une prescription médicale ou une profession de santé comme les pharmaciens. C’est la première fois dans une démarche de réduction des risques ». Un facteur d’auto-détermination que viennent conforter quatre témoignages de consommateurs : « ça devient désormais humainement possible d’arrêter de fumer ».

• Malgré cette remise en cause « entre les lignes » des produits classiques du sevrage tabagique, les représentants de la lutte contre le tabagisme ne baissent pas la garde. La Ligue contre le Cancer prône une vente dans des établissements sous licence afin de permettre de suivre sa distribution, mais « s’oppose à ce qu’elle soit chez les buralistes, comme le tabac ». Ni chez les pharmaciens « en n’étant pas vendue en pharmacie, l’e-cigarette permet à des adeptes de ne pas se considérer comme des malades ».

• « Solution de sortie du tabagisme plus que porte d’entrée ? ». Pas tout à fait, pour le moment. Au regard du poids économique des deux secteurs. Et de « la course des cigarrettiers pour prendre position sur le marché stratégique des alternatives à la cigarette traditionnelle (…) et peser dans les discussions sur le statut et l’encadrement des nouveaux produits » dont le marché est estimé à 5 milliards d’euros dans le monde en 2014, selon Euromonitor.

3 • Dans un avis « médical » sur la cigarette électronique, Bertrand Dauzenberg (OFTA) confirme qu’elle semble moins nocive que la cigarette conventionnelle, malgré les inconnues qui subsistent, notamment au niveau de l’absorption de la nicotine. Il avance cependant que la nicotine des cigarettes électroniques présente « un pouvoir addictif a priori plus faible que la cigarette de tabac, car sa cinétique (vitesse de réaction) est plus lente ».