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22 Juil 2021 | Profession
 

Selon l’Autorité nationale des jeux (ANJ) , les mises sur Internet, principal support de prise des paris aujourd’hui, ont atteint près de 425 millions d’euros, à comparer à 332 millions d’euros lors de la Coupe du monde de football de 2018 – le précédent niveau record -, voire aux 135 millions de l’Euro 2016, rapporte Les Échos (voir 11 juin).

Les chiffres du groupe Française des Jeux ne seront connus que le 29 juillet.

•• Certains acteurs du marché prévoyaient toutefois un montant de mises bien supérieur. Un cumul « aux alentours de 800 millions » était notamment estimé chez Winamax. L’élimination prématurée en huitièmes de finale de l’équipe de France, l’une des favorites de l’épreuve, a pesé. « L’équipe de France a déçu et cela a freiné les mises » juge notamment le dirigeant de Betclic, Nicolas Béraud.

L’impact de l’échec des Bleus est tangible puisqu’ils figurent, précise l’ANJ, dans les deux premières affiches en termes de montant de mises : France-Suisse (28 millions d’euros) et Hongrie-France (25 millions) – la finale Italie-Angleterre se situant au troisième rang (environ 20 millions).

De même, ce même France-Suisse est, plus largement, le troisième match ayant suscité le plus de paris après la finale du Mondial russe de 2018, France-Croatie (plus de 37 millions d’euros de mises) et la finale de la Ligue des champions PSG-Bayern Munich d’août 2020 (plus de 30 millions).

•• Par ailleurs, souligne le patron de Betclic, l’Euro a été d’autant plus « bon » que la compétition a compté « beaucoup de matchs nuls, résultats favorables aux opérateurs ». Pour mémoire, le Mondial de 2018 avait été fort dommageable aux opérateurs faute de surprises après la phase de groupes, les Français pariant de surcroît sur les victoires des Bleus.

« Le pari sportif continue de tirer le marché des jeux en ligne. Et ce n’est pas qu’un effet Euro »,constate la présidente de l’ANJ, Isabelle Falque-Pierrotin. « Le deuxième trimestre 2021 devrait être du même acabit que le premier, qui avait été marqué par une croissance des mises de près de 80 % » ajoute-t-elle.

Et le marché, d’une manière générale, continue de se présenter de façon d’autant plus « vibrante », dit-elle, que la croissance du poker et des paris hippiques sur Internet est « à deux chiffres ».