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27 Juin 2021 | Profession
 

Buraliste à Thouars (Deux-Sèvres) depuis 42 ans, Anne-Marie Barbat (présidente des buralistes du département) passera le relais à son successeur (un client) le 28 juillet prochain. Dans Ouest France, elle retrace les facettes (déjà diverses) de sa carrière et son engagement dans le commerce d’utilité locale.

« Lorsque je suis arrivée en 1979, nous avons repris le magasin de jouets et tabac qui était là. On avait des enfants dans le magasin tous les jours, et jamais ils ne nous demandaient des cigarettes. À l’époque, personne ne se posait la question » sourit-elle.  Avec la concurrence des grands magasins de jeux, elle se tourne en 1995 vers les articles de fête qui s’arrêteront en 2019.

•• « Même si je me suis un peu spécialisée dans les chichas et cigarettes électroniques, pour s’adapter aux modes de consommation, le fait d’être buraliste nous ouvre surtout les portes pour pas mal de services. Les clients savent qu’ici ils trouvent de tout : carterie, papeterie, presse, piles … » explique Anne-Marie Barbat, « c’est pour ça que maintenant j’ai la dénomination commerce d’utilité locale ».

Son commerce est primordial dans le quartier : « je dépanne beaucoup les gens. Le week-end dernier, un monsieur voulait envoyer un colis le samedi après-midi : il travaille pendant les horaires de la Poste. Je lui ai affranchi et envoyé. Pour les passeports, quand les gens oublient leur timbre fiscal : ils courent de la mairie jusqu’ici pour s’en procurer un et ils retournent là-bas finir la procédure ».

En plus du service de colis et du relais Poste, son établissement est depuis un an Point Paiement de proximité : « il y a de plus en plus de personnes qui viennent, et de tous les âges ! ».

•• La buraliste pense avoir évolué avec le quartier : « j’ai des clients que j’ai connus touts petits, et qui viennent maintenant avec leurs enfants ». La Civette est l’un des derniers commerces ouverts de la rue. Les autres commerces sont fermés depuis plusieurs années, et les clients continuent de venir nombreux : « donc ça ne m’inquiète pas » assure son successeur.