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23 Sep 2022 | Profession
 

Les buralistes se sont dits vendredi « inquiets » de la perspective de voir la fiscalité sur le tabac augmenter dans le cadre du financement de la Sécurité sociale, comme évoqué dans la presse, après deux ans de stabilité. C’est ce qu’annonce un communiqué de l’AFP que nous reprenons.

« Nous avions obtenu du gouvernement un gel de la fiscalité en 2021 et 2022, après la très grosse trajectoire 2018-2020, et bien évidemment, cette question (…) fait l’objet de négociations entre nous, les Douanes et Bercy », a déclaré à l’AFP Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

« Pour le moment, rien n’est arbitré mais ça ne saurait tarder », a-t-il dit. « Je suis inquiet : cela fait 20 ans que l’outil fiscal est utilisé, et cela a fait grimper le marché parallèle, et s’est traduit par un désastre économique pour notre réseau avec 10 000 établissements fermés en 15 ans ».

•• Le gouvernement envisagerait d’indexer sur l’inflation les droits d’accise sur le tabac, ce qui « conduirait à une hausse de 70 centimes environ du prix des paquets de cigarettes », dans le cadre du budget de la Sécurité sociale qui sera examiné lundi en Conseil des ministres, selon le quotidien Les Échos paru vendredi (voir ci-dessous).

Interrogé sur RTL, le porte-parole du Gouvernement Olivier Véran a renvoyé à la présentation de ce Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). « C’est là que les annonces interviendront », a-t-il dit.

•• Pour le président de la Confédération des buralistes, qui tiendra son congrès annuel les 20 et 21 octobre à Paris, toute augmentation devrait être « très modérée, de l’ordre de 20 centimes par an ». Philippe Coy réclame « une visibilité pluriannuelle de la fiscalité, comme sous le précédent quinquennat », permettant aux professionnels « de piloter le paquebot et de trouver les bonnes orientations ».

Pour réduire la consommation de tabac, le Gouvernement a relevé la fiscalité régulièrement, à partir de 2018, jusqu’à atteindre en novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes. En parallèle et pour pallier le manque à gagner lié à la baisse des ventes de tabac, l’État a accompagné la mutation des buralistes – nouveaux services, vente accrue de produits du vapotage … – avec un plan de 100 millions d’euros de 2018 à 2021 .

En France, quelque 23 500 débitants vivent du monopole de la vente de tabac qui génère 60 à 80% de leurs revenus, selon la Confédération des buralistes.

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