La longue vie de Fidel Castro (voir Lmdt du 14 août) est indissociablement liée au cigare cubain qu’il n’aura pas fumé toute son existence mais dont il restera jamais associé à l’image.
Depuis les premières photos du leader de la guérilla de la Sierra Maestra jusqu’aux clichés officiels de rencontres avec ceux qui frayaient avec lui pour des motifs ou se mêlaient toujours idéologie, romantisme et intérêts (mais c’est une autre histoire …) : Fidel et son cigare.
Sur les écrans du monde entier ou sur les posters de chambres d’étudiants : Fidel et son cigare.
Le « créateur » du Cohiba aura néanmoins fait souffrir le peuple du cigare cubain : les grandes familles, mais aussi nombre de planteurs, ont pris le chemin de l’exil dès 1960.
À l’époque, le cigare cubain nationalisé n’a même porté qu’un seul nom de marque … Au nom du réalisme commercial, il a été rapidement mis fin à cette hérésie.
Mais le secteur a dû essuyer l’interventionnisme et les nombreuses décisions contradictoires d’un régime s’appuyant sur la notoriété du cigare pour consolider un tant soit peu les comptes d’une économie complètement à l’envers.
Reste ce qui survit au Lider maximo : l’extraordinaire richesse aromatique des saveurs du cigare cubain.
Et une icône – Fidel et son cigare – qui a éveillé un jour la curiosité de jeunes générations et les a conduites à l’art du bien fumer.




