Le vendredi 13 fait toujours espérer les joueurs, occasionnels comme réguliers. Selon des buralistes des Deux-Sèvres sondés par La Nouvelle République, il se vend 20 à 30 % de jeux de grattage ou de tirage en plus. D’autant plus que la Française des Jeux organise, pour l’occasion, un Super Loto de 13 millions d’euros avec plus de chances de gagner.
« Niort est une ville de joueurs », soutient Pascal, patron de « La Gitane » à Niort. « On vend 30 % de jeux en plus par rapport à une journée ordinaire dont énormément de jeux de tirage comme le Loto ou l’Euromillions. C’est une grosse journée … Certaines personnes âgées ne jouent que le vendredi 13. Le Cash, les Mots croisés, le Super 200 sont aussi plébiscités. »
Toujours à Niort pour le patron du « Narval » : « c’est au moins 20 % de ventes en plus. » Les tirages ont toujours la cote : « les clients entrent pour le Super Loto et ils prennent un jeu à gratter avec. »
Du côté de Melle, « on double les ventes pour les jeux de tirage », le jour du vendredi 13, qui est aussi le jour du marché, indique une consœur, « c’est le seul jour qui fait rêver les gens. Il y a un côté exceptionnel. Les personnes qui ne jouent jamais vont tenter leur chance, quand les habitués vont jouer un peu plus. » « Il y a un espoir de gagner, cela nous amène plus de monde », confirme la patronne d’un bar-tabac à Thouars.
« Le café gratte », selon l’expression de Nathalie, à la tête d’un bar-tabac à Niort. « Ils prennent un café, en plus d’un jeu », explique-t-elle, « les nouveaux jeux, tous les mois, attirent également. »
L’inflation a-t-elle changé les habitudes des consommateurs ? À Niort, Pascal observe une différence. Les difficultés économiques se ressentent : « Avant, s’ils gagnaient, ils reprenaient un jeu. Aujourd’hui, ils prennent l’argent et achètent un paquet de cigarettes. Certains payent en carte bancaire pour avoir de l’espèce. » (Voir 13 septembre 2024 et 13 janvier 2023).




