Faisant suite à une décision prise par la Ville de Dreux validant l’implantation d’un débit de tabac dans un centre commercial, la Fédération des buralistes d’Eure-et-Loir se dit partagée « entre stupeur et colère », annonce Actu Chartres.
Cette dernière vient de décider de saisir le préfet Hervé Jonathan et le tribunal administratif d’Orléans pour « contester un sentiment d’injustice et un risque de préjudice économique » pour les buralistes de la ville de Dreux.
•• Dans ce communiqué, la Fédération des buralistes de l’Eure-et-Loir tient à rappeler qu’elle représente et défend les intérêts des 172 buralistes du département. La Fédération dit avoir appris « par un courrier reçu le 31 décembre 2024 que la ville de Dreux a autorisé le déplacement d’un débit de tabac dans la galerie commerciale des Coralines ».
« Cette décision, lourde de conséquences, met en péril l’équilibre économique des quinze autres buralistes drouais, commerçants d’utilité locale au service de la proximité. Cette demande d’autorisation était refusée par la mairie depuis plus de vingt ans, après consultation de la Fédération des buralistes et de la Direction régionale des Douanes, le revirement de situation est donc inqualifiable et sonne comme un manque de confiance entre la ville de Dreux et notre réseau » selon le communiqué.
Avec une insécurité plus importante et des trafics qui pèsent sur la situation économique de son réseau, « la réglementation actuelle interdit toute implantation dans un centre commercial » souligne la Fédération. Une autorisation qui renforce donc son « sentiment d’injustice » et justifie à ses yeux « notre demande officielle d’interrompre la procédure ».
•• En attendant un retour officiel de la part du préfet « que nous avons saisi pour annuler cet arrêté », la Fédération départementale de l’Eure-et-Loir va donc déposer un recours devant le tribunal administratif.
« L’équilibre économique est notre priorité dans ce type de décisions. Aller à l’encontre des avis défavorables de la Fédération et de la Direction régionale des Douanes revient à ne pas faire confiance à notre jugement et nos études géographiques, ce qui pourrait entraîner un déséquilibre lourd de conséquences pour les buralistes », ajoute Michel-Dominique Philippe, président départemental d’Eure-et-Loir (voir 7 décembre et 6 novembre 2024).




