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17 Nov 2021 | Institutions, International
 

Le président Biden a annoncé, ce vendredi 11 novembre, qu’il nommerait le Dr Robert M. Califf, ancien commissaire de la Food and Drug Administration, pour diriger à nouveau l’agence (voir 5 octobre 2021). 

Sa décision met fin à près d’un an de querelles politiques alors que la Maison Blanche a examiné,  puis abandonné, plusieurs candidats après des plaintes selon lesquelles certains étaient trop proches de l’industrie pharmaceutique (voir 13 novembre 2019).

•• Cardiologue qui a constaté les effets nocifs du tabagisme sur le cœur, le Dr Califf (70 ans) a toujours été un ardent défenseur de la lutte antitabac.

Lors d’une comparution avec d’autres anciens commissaires cette année, il a déclaré : « je n’ai jamais vu d’avocats plus compétents ou plus méchants que ce que j’ai connu en essayant de traiter avec l’industrie du tabac ». Il a ajouté: « C’était génial et assez effrayant pour la santé publique ».

Si le Dr Califf est confirmé par le Sénat, il reprendra les rênes d’une agence responsable de l’encadrement et la réglementation de l’équivalent de plus de 2 800 milliards de dollars de nourriture, de produits médicaux et de tabac. La Food and Drug Administration réglemente ainsi les produits correspondant environ à 20 cents de chaque dollar dépensé par les consommateurs aux États-Unis.

•• Selon Vaping.post, Robert Califf était à l’époque son commissaire lorsque la FDA a été chargée de la régulation des produits de la vape (en 2016). Ayant publiquement soutenu la réglementation de la cigarette électronique, il s’est plaint, peu après son entrée en vigueur, que la Maison-Blanche n’ait pas accepté l’interdiction des arômes que l’agence souhaitait.

En 2019, en plein cœur de l’épidémie de maladies pulmonaires qui touchait des vapoteurs aux États-Unis (voir 23 décembre 2019 et 25 janvier 2020) Califf aurait suggéré d’interdire les arômes dans la vape afin de traiter le problème. Il serait également reconnu comme un soutien d’une réglementation qui transformerait le vapotage en médicament et l’interdirait hors prescription médicale, comme c’est par exemple le cas en Australie (voir 3 octobre 2021).