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19 Juin 2014 | International, Vapotage
 

Les fabricants de cigarettes électroniques se sont retrouvés, mercredi 18 juin, sur le banc des accusés du Sénat américain, attaqués pour des pratiques de marketing attractives pour les jeunes.

E-cigaretteLe sénateur démocrate John Rockefeller, qui présidait une audition consacrée au « marketing agressif » de l’e-cigarette et à ses conséquences éventuelles sur les jeunes s’est inquiété que « la plupart des fabricants de cigarettes électroniques répètent qu’ils ne s’adressent qu’aux adultes, mais qu’un large public de jeunes semble recevoir leur message cinq sur cinq ».

Les pédiatres « s’inquiètent du fait qu’elles peuvent conduire un adolescent à être dépendant toute sa vie à la nicotine » ou l’amener au vrai tabac, a indiqué, devant la commission, Susanne Tanski, au nom de l’Académie américaine des Pédiatres. Des chiffres montrent que son utilisation a doublé entre 2011 et 2012 chez les lycéens américains et, selon le journal Pediatrics, la possibilité pour les jeunes de voir des publicités à la télévision pour l’e-cigarette a augmenté de 256% au cours des deux dernières années.

Les saveurs proposées par les fabricants s’appellent « barbe à papa », « rêves de vanille », « délice au chocolat », etc. : « Comment pouvez-vous être assis devant nous ou dire que vous ne faites pas de la publicité pour les enfants? », a accusé la sénatrice démocrate de Californie Barbara Boxer.

Pour Susanne Tanski, leur marketing ressemble à celui utilisé autrefois par l’industrie du tabac : images de célébrités, modèles glamour, parrainages d’événement … « ce serait une « tragédie » de ne pas règlementer cet usage pour protéger les enfants ».

La dépêche rappelle qu’en avril dernier il dernier, la Food Drug Administration (FDA) a proposé une règlementation avec notamment une interdiction de vente aux mineurs (voir Lemondedutabac du 24 avril). Ces propositions en sont encore au stade des consultations.