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5 Avr 2026 | Associations
 

Michel Arnaud – président de la Confédération de 1999 à 2003 – est brusquement décédé, ce 5 avril, à l’âge de 75 ans.

Représentant des débitants de tabac des Hautes-Alpes, il est élu administrateur de la Confédération, au début des années 1990, sous la présidence de Rémy Tritschler dont il deviendra le secrétaire général.
Entre 1994 et 1999, il sera aussi président de la Mudetaf.

Élu président national en octobre 1999, il entreprend, tout de suite, un grand Tour de France du réseau qu’il lance dans une démarche de renouveau : « Projet 2000, les buralistes se mobilisent ».
Avec un enchaînement de réunions régionales, très suivies, débouchant sur un immense rassemblement, le 14 octobre 2000, au Bourget : pas moins de 11 000 collègues réunis (12 avions, 5 trains spéciaux, 200 cars, pas un incident). Mais on comptait 33 000 débitants à l’époque…
Il est vrai aussi que le premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, avait facilité les choses en supprimant – brusquement fin août de la même année – la vignette automobile, source de revenus complémentaire pour les débitants très appréciée à l’époque.

Dès lors, une première étape dans la modernisation du métier de buraliste est engagée.
Avec le déploiement d’une image plus enracinée de service au public dans tous les territoires.
C’est ainsi que le réseau des buralistes obtient, à l’arraché, le statut de distributeurs des premiers sachets euros – de sorte que les consommateurs se familiarisent avec les nouvelles pièces pour le 1er janvier 2001 – aux côtés des banques et de la Poste.
Avec un bon retour économique pour les collègues. Et une énorme opération d’image positive à la clé (voir 20 décembre 2021).

Michel Arnaud aura donc initié – de façon décisive – le renouveau d’une organisation professionnelle et du réseau qu’elle représente. Cela aura été utile, depuis, à ses successeurs.
Notamment quand il aura fallu mobiliser et négocier un premier « Contrat d’avenir » d’aides et de compensations suite aux fortes hausses de fiscalité tabac qui ont surgi dans le Plan Cancer de Jacques Chirac dès l’automne 2003.

Il démissionnera de ses fonctions lors de son deuxième mandat, pour des raisons personnelles.
La présidence de la Confédération étant reprise – suite à une élection lors d’un congrès extraordinaire en mars 2003 – par son secrétaire général, René Le Pape.