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22 Mai 2021 | Observatoire
 

Trois confinements et autant de « baisser de rideau » imposés …

Tous les commerces n’ont pas rouvert leurs portes ce mercredi. Les statistiques peinent encore à mettre un chiffre global sur ces vitrines à céder, de plus en plus fréquentes dans les centres-villes. Mais le constat est clair, selon Le Figaro. Le confinement a fait souffrir le commerce de centre-ville. 

À Paris, une étude parue le 8 mars recense 1 164 commerces en moins dans la capitale entre 2017 et octobre 2020. Lors de l’édition précédente de cette étude réalisée tous les trois ans, le nombre de commerces était stable.

Les locaux vacants, qui peinent à se relouer, sont de plus en plus fréquents, plus encore dans les arrondissements du centre, moins fréquentés par les touristes et les salariés. Les secteurs de l’habillement, de la chaussure et de la bijouterie sont les plus éprouvés (-1 097 magasins) car ils cumulent les fléaux : la crise actuelle s’additionne à la baisse structurelle des ventes de vêtements.

•• Les victimes de la crise sont diverses. Il s’en trouve à la fois chez les petits commerçants indépendants et dans les grands réseaux. Les premiers n’ont pas résisté, malgré les aides de l’État, à l’accumulation des obstacles à leur activité ces dernières années.

Certains grands réseaux, dont la santé financière était fragile avant la crise, n’ont pas résisté non plus. Camaïeu, Naf Naf, André, La Halle font partie de ces enseignes qui ont déposé le bilan peu après le premier confinement. Toutes ont été reprises. Mais leur parc de magasins a été considérablement réduit. Le repreneur de Camaïeu a par exemple conservé 512 boutiques sur 634, celui d’André 55 sur 180 …

Le différentiel représente autant de boutiques à céder, qui réduisent l’attrait des centres-villes ou des centres commerciaux, et pénalisent les boutiques restées ouvertes.

•• Mais le pire reste probablement à venir, car un grand nombre de commerces est aujourd’hui sous perfusion de l’État. « Une seconde vague de défaillances surviendra lorsqu’il faudra rembourser les Prêts garantis par l’État (PGE) et payer les charges sociales » redoute Éric Mertz, président de la fédération d’indépendants de l’habillement Allure.

Pour le patron d’une grosse PME, le remboursement du PGE représentera par exemple une charge de 4 000 euros par mois pendant quatre ans : « il y a aura deux types d’entreprises » estime-t-il, « celles qui ne parviendront pas à rembourser et qui feront faillite. Et celles qui ne pourront plus investir ».