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cop7docs-media-accreditation-top-story-300x194Stéphanie M – qui se présente comme une journaliste free lance, spécialiste des questions de politique de santé et contributrice au site Agora Vox – n’est pas la première à  poser publiquement la question (voir Lmdt des 25 et 24 août),  à l’approche du sommet anti-tabac de l’OMS de New Dehli : la COP 7  (voir Lmdt du 14 septembre et du 22 août). Parmi les sujets au cœur du débat : la cigarette électronique.

• « L’organisation basée à Genève encourage en effet depuis longtemps les gouvernements à pratiquer une hausse soutenue des prix pour lutter contre le tabagisme. C’est ce biais, en faveur d’une politique punitive à l’égard des fumeurs, qui conduit aujourd’hui l’OMS à s’opposer catégoriquement aux substituts des produits du tabac, qui font leur entrée sur le marché depuis plusieurs années.

« Mais les raisons de son opposition à une politique de réduction des risques, grâce aux produits de substitution (produits du tabac sans combustion comme la cigarette électronique ou les inhalateurs) restent encore troubles, alors que les risques sanitaires qu’ils comportent sont largement moindres que les produits à combustion et que les études et les témoignages quant à leur efficacité pour arrêter de fumer se multiplient (en faisant référence à la récente étude de l’University College de Londres / voir Lmdt du 14 septembre).

• « La « COP7 » sera l’occasion de faire le point sur les politiques de santé publique mises en place par les Etats-parties dans leur lutte contre le tabagisme. Avec la directive des produits du tabac, introduite en mai dernier, l’Union européenne s’est lancée dans une croisade contre les produits de substitution alors même que se multiplient les études et témoignages en leur faveur dans plusieurs Etats membres. Cette réticence face aux politiques de prévention cache-t-elle un intérêt financier ? Les politiques de hausse de la taxation des produits du tabac représentent en effet une manne financière pour les États membres, particulièrement avides de recettes fiscales face à la conjoncture économique actuelle.

• « Le 15 septembre dernier, une série de réunions régionales ont été lancées en vue d’aider les parties à la Convention-cadre à se préparer pour la COP7. Les représentants des Etats seront donc invités à se réunir dans cinq endroits différents du globe : Philippines, Maldives, Egypte, Fiji et enfin, Panama.

Plus surprenant encore, on apprend à la fin du communiqué de l’OMS que « ces ateliers régionaux ont été organisés avec le soutien financier de l’Union européenne ». Un soutien surprenant, au moment où l’UE impose des restrictions budgétaires toujours plus strictes à ses membres. Les citoyens européens seront donc contents d’apprendre qu’ils financent plus ou moins directement des réunions de travail aux Maldives, davantage réputées pour leur cadre paradisiaque que pour leurs surfaces de bureaux ».