Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Août 2016 | Pression normative
 

Michèle DelaunaySuite à son intervention à propos de l’ouverture d’un Monop’ Station en gare d’Épinal vendant du tabac (voir Lmdt du 3 août), la députée PS et présidente d’Alliance contre le Tabac a émis un communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

Elle y présente sa vision personnelle concernant le prochain Contrat d’avenir des buralistes et y demande une nouvelle augmentation des prix du tabac.

« Dans le cadre du projet de financement de la Sécurité sociale, dont je suis la rapporteure, je déposerai un amendement afin que soit strictement réservée la vente de tabac aux buralistes, en rendant définitivement impossible la vente dans les enseignes de la grande distribution comme c’est le cas à Libourne (Casino Relay), ou Épinal (Monop’ Station), car cela constitue une banalisation du tabac et une porte d’entrée plus grande vers le tabac pour les jeunes. 

« Par ailleurs, je proposerai, une nouvelle fois, d’interdire la vente de tabac dans les bars et boites de nuit, car ces revendeurs s’adressent essentiellement à des jeunes. Toutes ces mesures vont dans le même sens : il s’agit de réserver strictement la vente de tabac aux buralistes, préposés de l’administration, et soumis à des contraintes qu’il convient de pouvoir contrôler, comme par exemple la vente aux mineurs. 

« Parallèlement je demanderai, cette année encore, une modification de la fiscalité en faveur des buralistes, permettant d’augmenter la rémunération des « petits buralistes » des zones rurales et transfrontalières, mais de « décrocher » à partir d’un plafond les revenus tabac des « gros vendeurs » afin d’éliminer toute incitation à la vente. Ces mesures seront à prendre en considération dans le cadre du contrat d’avenir quinquennal entre les buralistes et l’Etat fin 2016 pour une application en 2017. 

« Enfin, je rappelle que je demanderai une forte augmentation des prix des prix du tabac, et notamment du tabac à rouler, dont la fiscalité est aujourd’hui 30% inférieure à celle des cigarettes industrielles ».