« Une cigarette = 35 centimes ; un litre de lait = 28 centimes : cherchez l’erreur ». On a pu lire ce slogan sur plusieurs banderoles d’agriculteurs en colère, lors de leurs dernières manifestations de ce mercredi 17 février. La formule a fait suffisamment mouche pour que Gilles Bouleau la retourne sous forme de question à Stéphane Le Foll, le ministre de l’agriculture s’étant invité au journal de TF1 le soir même.
En fait, le droit d’auteur serait à mettre au crédit de Christian Jacob, président du groupe « Les Républicains » à l’Assemblée (voir Lmdt du 9 février).
Nous vivons dans un monde de l’instantanéité ou images, formules à tweets et chiffres s’entrechoquent, hors de contexte et de sens. Seule compte l’émotion d’un court moment.
Ainsi en vient-on à comparer bêtement le prix d’un produit, lourdement taxé à plus de 80 %, avec le cours d’un autre, soumis à une sauvage et déloyale concurrence essentiellement européenne depuis la fin des quotas.
Ce n’est pas vraiment comparable.
Même si, chacun à leur manière, les deux produits relèvent d’une même inconséquence dans les décisions politiques les concernant. On peut se demander aussi, combien de temps les professionnels concernés vont encore le supporter ?




