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20 Juin 2013 | Pression normative, Vapotage
 

Londres entendrait obtenir de Bruxelles, à l’occasion de la discussion sur la Directive tabac, que l’ensemble des produits hors-tabac contenant de la nicotine soient considérés comme des « dispositifs médicaux » soumis à autorisation de mise sur le marché. En ligne de mire la cigarette électronique.
Contrairement au choix de la France à travers le rapport Dautzenberg (voir Lemondedutabac du 28 mai), pour les autorités britanniques la e-cigarette est un médicament.

Dans un communiqué de presse du 12 juin, le MHRA – l’équivalent de l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM) – a clairement pris position, en arguant que les cigarettes électroniques, qui contiennent de la nicotine, peuvent ainsi être considérées comme des produits de sevrage du tabagisme. Par conséquent, les utilisateurs sont en droit, selon l’Agence, de demander des garanties d’innocuité et d’efficacité équivalentes à celles offertes par des médicaments.

Tout comme les patchs et les gommes, les experts du Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency recommandent l’utilisation de la cigarette électronique pour limiter la consommation, même si leurs recherches médicales et scientifiques n’ont pas fait preuve de plus d’efficacité contre le tabagisme que les autres produits de substitution au tabac.

Coup de force de l’industrie du médicament, actuellement en pleine discussion à Bruxelles, par rapport à la Directive Tabac ? En attendant, les autorités sanitaires du pays encouragent tous les fabricants de e-cigarettes à entreprendre les travaux préliminaires à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché.