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18 Août 2016 | Observatoire
 

benoit-hamonIl était à prévoir – malgré les dénégations officielles des appareils politiques – que le sujet du cannabis constituerait l’un des thèmes de la campagne présidentielle (voir Lmdt du 13 avril).

Le lendemain de l’annonce de sa candidature aux primaires du Parti Socialiste, Benoît Hamon (député des Yvelines, circonscription de Trappes) a pris position sur le sujet, en réponse à une question de la journaliste Laurence Peuron (voir Lmdt des 12, 10 et 8 août). Laquelle précise, auparavant, que Marie-Joëlle Lienemann (sénatrice de Paris et autre candidate à la primaire) avait déjà proposé « que les jeunes de quartier s’en occupent comme la Seita » (sic).

Benoît Hamon part du double constat que « l’économie souterraine est un foyer de         délinquance » et que « l’on sur-joue la fermeté sans jamais rien faire » pour se déclarer – « au-delà de la dépénalisation » – pour que « l’État prenne en charge la distribution contrôlée du cannabis (…) En tout cas, il faudra ce débat ».

À propos des opposants à ce type de mesure, il devait railler : « ce sont les mêmes qui remettent en cause la loi Évin sur le tabac et l’alcool ».

Tout en précisant qu’il ne voulait pas encourager la prise de drogues, même douces, ni favoriser l’addiction, le candidat à la primaire socialiste s’est étonné du paradoxe que représente, à  ses yeux, le fait que nos prisons soient surpeuplées alors que l’on continue à pénaliser l’usage du cannabis.